Librairie Molière :: Blog La plus grande librairie de Wallonie

15mai/120

Toutes les maisons sont dans la nature …

Dans ce bel album, Didier Cornille nous présente à l'aide de dessins sobres et colorés les oeuvres des grands architectes contemporains. En plus des illustrations et descriptions des constructions, l'auteur ajoute une petite biographie et quelques dates marquantes.

Un album idéal pour découvrir l'architecture à partir de 7 ans.

"Toutes les maisons sont dans la nature", Didier Cornille, chez Helium, 14.9€

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11mai/120

Saint-Maman

Oyez, oyez les enfants!

Voici venu le temps de fêter votre maman. Mais malheureusement pour vous, vous avez passé l'âge des colliers de nouilles, des porte-bics en rouleaux de papier toilette, des cendriers en pâte à sel et autres bricolages dans lesquels resplendissait votre créativité et qui  arrachaient un sourire ému à votre maman.  Heureusement, aujourd'hui, Molière est là pour vous sauver la vie.

Même si, évidemment, votre maman sera toujours heureuse de humer les pages des livres de cuisine, de ménage et autres romans d'amour qui exaltent sa féminité ;  si vous désirez cette année battre le petit dernier de la famille qui trouve toujours le cadeau idéal et vous vole toujours la vedette, voici déjà quelques idées pour vous donner l'inspiration :

Pour la maman psychopathe :

  • "Au delà du mal" (S. Stevens ; Sonatine ; 26,40 €)
  • "Le dévouement du suspect X " (K. Higashino ; Actes Sud ; 21,30 €)
  • "L'Invisible" (R. Pobi ; Sonatine ; 23,95 €)

Pour la maman vampire :

  • "Dark Shadows" (L. Parker ; M. Lafon ; 21,40 €)
  • "Entretien avec un vampire" (A. Rice ; Plon ; 21.40 €)
  • "Le livre perdu des sortilèges" (D. Harkness ;  Livre de Poche ; 9.50 €)

Pour la maman romantique :

  • "Les lettres du mercredi" (J. F. Wright ; City ; 8.30 €)
  • "La vie et moi" (C. Ahern ; Flammarion ; 19.90 €)
  • "La vie romantique d'Alice B" (M. Gideon ; Fleuve Noir ; 22.70 €)

Pour la maman historienne :

  • "Femmes de dictateur 2" (D. Ducret ; Perrin ; 23.70 €)
  • "Isis l'éternelle" (F. Quentin ; A. Michel ; 21 €)

Pour la maman "alternative" :

  • "Le guide de l'amateur de Malt whisky" (M. Jackson ; Solar ; 33,70 €)
  • Cigares (G. Tesson ; Hachette ; 28,20 €)

Pour la maman psychologue :

  • "Opération bonheur" (G. Rubin ; Belfond ; 21,70 €)
  • "De l'Amour" (R. Vaneigem ; Cherche- Midi ; 21,65 €)

Pour la maman dépassée :

  • "J'ai tout essayé "(I. Filliozat et A. Dubois ; Lattès ; 19,65 €)
  • "Calme et attentif comme une grenouille" (E. Snel ; Arènes ; 24,80 €)

Pour la maman bédéphile

  • "Une nuit à Rome" (Jim ; Bamboo ; 18.20 €)
  • "Restons calmes" (S. Bravi ; Casterman ; 15.00 €)

 Si votre maman ne  possède aucun de ces traits distinctifs, car -  comme chaque enfant le sait -  elle est unique, Molière pourra vous aider à trouver encore un million d'idées et dénicher le cadeau parfait pour l'auteur de vos jours.

Alors, plus de temps à perdre, foncez nous voir !

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11mai/120

L’auteur de «Max et les Maximonstres» est allé se coucher

Le mythique Maurice Sendak est décédé à l'âge de 83 ans. Dans ses contes, il avait su montrer que l'existence est aussi angoissante pour les petits que pour les grands.

 

L'auteur et illustrateur Maurice Sendak est décédé mardi 8 mai à l'âge de 83 ans. (Sipa)

 

L’auteur et illustrateur Maurice Sendak est décédé au matin du mardi 8 mai 2012, des suites d’une congestion cérébrale, à Danbury, dans le Connecticut. Il avait 83 ans. Depuis les années 1960 et la parution de «Max et les Maximonstres», il avait contribué à sortir les livres pour enfants de la déprimante niaiserie qui a trop souvent caractérisé le genre.

Sendak naît à Brooklyn en 1928, dans une famille modeste de juifs polonais. Son enfance et sa jeunesse sont marquées par les drames de l’histoire, la crise de 1929, la Shoah qui frappera une partie de sa famille. Il est un enfant malade, qui doit garder le lit pendant de nombreux mois, et angoissé: il confiera par exemple à plusieurs reprises la terreur qu’il a ressentie après le kidnapping et l’assassinat du petit enfant de l’aviateur Charles Lindbergh – fait divers qui défraie la chronique tout au long des années 1930, au point d’être considéré par le journaliste Henry Mencken comme «la plus grosse histoire depuis la Résurrection». On retrouve d’ailleurs certains motifs de l’affaire dans l’œuvre de Sendak.

Maurice Sendak commence sa carrière à la fin des années 1940 dans un magasin de jouets, ce qui lui permet de rencontrer une éditrice de livres pour la jeunesse. Dans les années 1950, il illustre un certain nombre d’ouvrages, dont un de Marcel Aymé. La consécration vient lorsqu’il devient auteur en 1963 avec «Where The Wild Things Are», traduit en français sous le titre «Max et les Maximonstres».

A moins d’être un septuagénaire qui n’a jamais croisé un seul enfant depuis quarante ans, vous en connaissez l’histoire: le petit Max, qui a revêtu un costume de bête poilue, est envoyé au lit par sa mère, sans avoir soupé, en se faisant traiter de monstre; il va dans sa chambre, qui se transforme alors en forêt peuplée de monstres grotesques et complètement fous, de créatures velues et griffues, d’animaux égocentriques à grosses têtes. Il devient leur roi et leur annonce: «Nous allons faire une fête épouvantable.»

L’ouvrage emporte un succès écrasant auprès des enfants, mais n’est pas apprécié par tout le monde. Certains libraires le refusent. Les psys le jugent nocifs – en France aussi, on se souviendra que Françoise Dolto en déconseille la lecture et le trouve trop effrayant.

Malgré cette docte opposition, «Max et les Maximonstres» est une révolution. Comme toute révolution est un retour à un point de départ, le livre plonge à nouveau la littérature enfatine dans un trouble inquiétant qui rappelle les frères Grimm ou Lewis Carroll. Désormais, on ne donne plus impunément à lire aux petits des livres gourdiflots pour salles d’attente de département pédiatrie.

Avec «Max et les Maximonstres», Sendak rappelle aux adultes que les enfants sont comme eux: ils sont terrifiés sans savoir ce qui les terrifie, ils tentent eux aussi de survivre. Ils savent que les hommes meurent, et qu’avant de mourir ils ne vivent pas vraiment. Ils sont eux aussi tiraillés entre la recherche d’une aventure qui vaille d’être vécue et la peur de perdre le petit confort que le destin leur a accordé.

Les enfants aussi savent que l’amour est une drôle de chose. Dans «Quand papa était loin», une fillette nommée Ida a la charge de sa petite sœur. Celle-ci se fait kidnapper par des gobelins. Ida part à sa recherche, mais à contre-cœur. Elle l’oublie d’ailleurs vite et ne pense qu’à s’amuser dans son arrière-monde fantasmagorique. Les gosses de Sendak sont frappés par une mélancolie inexplicable. Comme son petit Max, ils veulent être aimés mais savent qu’ils ne le seront jamais que par eux-mêmes. Comme son petit Pierre, ils se foutent de presque tout et ne se privent pas de le dire.

Sendak censuré


A quelques reprises, et malgré la réputation élogieuse dont jouit Sendak, cette représentation sombre de l’enfance l’expose à la censure. Au début des années 1970, il publie «In the Night Kitchen», traduit chez nous en «Cuisine de nuit». Le petit héros est représenté nu. Cette audace vaut au livre d’être interdit dans plusieurs états américains. Des libraires vont jusqu’à gribouiller une couche sur le sexe du héros.

Un des plus grands mérites de Sendak est de n’avoir jamais contracté cette maladie qui frappe beaucoup d’auteurs de livres pour la jeunesse, cette idéalisation gagatisante de l’innocence des petits. Le «New York Times» raconte qu’il n’hésite jamais à se moquer des lettres ridicules que les écoliers lui envoient sur ordre de leurs maîtresses. Les mômes de ses contes ressemblent aux vrais enfants. Ils sont égocentriques et insupportables, comme les monstres qui peuplent leurs chambres.

Dans les années 1980, Sendak s’intéresse à l’opéra. Il monte «Casse-noisette», «la Flûte enchantée» ou «Hansel et Gretel». Cela le mènera à donner en 2003 une adaptation de «Brundibar», l’opéra du tchèque Hans Krasa, évocation satirique de la tyrannie hitlérienne interprétée pour la première fois en 1943 par les enfants du camp de concentration de Theresienstadt.

En 2009, Spike Jonze et Dave Eggers adaptent «Max» au cinéma et réactualisent l’univers très sixties de Sendak. C’est une adaptation intelligente, à la fois libre et fidèle. Les deux artistes comprennent que la mort est au centre du récit: on y voit Max somnoler à l’école et sortir de sa torpeur lorsqu’il apprend que soleil va mourir – et que l’humanité disparaîtra avec lui.

 Sendak, à ce moment-là, est déjà très âgé. Il vit, reclus et solitaire, dans sa maison de Ridgefield, Connecticut, où il écoute Mozart et relit Melville. En 2007, deux ans plus tôt, il a perdu son compagnon de presque toujours, le psychanalyste Eugene Glynn. Il a révélé en 2008 qu’il était gay et que ses parents ne l’ont jamais su.

Il travaille sur un livre qui sortira en septembre 2011, «Bumble-Ardy», le premier depuis une trentaine d’années. Cela raconte l’histoire d'un enfant-porc dont les parents ont été mangés, et qui s’organise une fête d’anniversaire démente. Il écrit et illustre un poème sur l’amour qu’il porte à son frère Jack. Le livre devrait sortir au début de l’année 2013. Il sait qu’il va mourir. Il dit: «Je suis prêt.»

David Caviglioli via BibliObs

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28avr/120

Coup de coeur : « Quelques minutes après minuit », de Patrick Ness et Siobhan Dowd

Conor est un garçon pas comme les autres. Il porte en lui le secret douloureux de la maladie de sa mère.

L'entourage de son école le regarde différemment, compassion mêlée de crainte que ce cancer, s'il venait à être publiquement prononcé, ne risque de se propager. Pitié pudique, compassion obséquieuse. Apitoiement dont Conor ne veut plus.

C'est alors que "le monstre" apparaît. Métaphore de l'acceptation, il va aider Conor à lâcher prise, à surmonter le cancer qui ronge sa mère.

Roman écrit à deux voix, celle de Siobhan Dowd prématurément emportée par un cancer, et celle de Patrick Ness, qui reprend ses dernières notes pour nous offrir un roman époustouflant de sensibilité et de justesse, servi par des illustrations atypiques. Un petit bijou !

 

"Quelques minutes après minuit", de Patrick Ness, d'après une idée originale de Siobhan Dowd. Gallimard Jeunesse, 18 €

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14avr/120

Voilà, c’est comme ça et pas autrement !

Émile est un petit garçon très imaginatif et terriblement borné. Quand il ne veut pas une chauve-souris comme animal de compagnie, il décide d'être invisible. Il est le héros d'une nouvelle série ; deux aventures délirantes sont à découvrir chez Gallimard dès 4 ans.

"Émile est invisible" et "Émile veut une chauve-souris" de Vincent Cuvellier et Ronan Badel, 6,00€

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8avr/120

Victoire et les poilus


Claire Cantais est une artiste complète : elle écrit et illustre la majorité de ses histoires décalées à coups de collages drôles et originaux. Nous aimons follement son humour et son esprit. Elle arrive dans de courts récits à rendre ses personnages terriblement attachants. Qu'il s'agisse d'une boule de poil au prénom ridicule ou d'une statue du Louvre amoureuse, ils font mouche à chaque fois.

Son site : http://clairecantais.fr/index.php?page=accueil

Disponibles chez nous : "Raoul la Terreur", "Victoire s'entête" et "Je ne m'appelle pas Bernard", publiés à l'Atelier du Poisson Soluble. D'autres titres sont également commandables aux éditions de l'Edune. 

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4avr/120

Et p..pouf-pa-ta-patapouf !

Panthère, Boa, Oiseau et Papillon s'embêtent ferme sur leur île déserte et décident de se fabriquer un copain. Panthère fait le corps ; Boa, les bras ; Oiseau, la tête et Papillon, les oreilles. Heureusement qu'un orage éclate et donne vie à Tonio parce qu'un copain inanimé, c'est décidément pas drôle.

Chouette, maintenant, on va pouvoir jouer au badminton ... Mais enfin Tonio, râle pas parce que tu perds ! C'est bizarre quand même si l'on considère que : la sympathie d'Oiseau + l'enthousiasme de Serpent + la bonne humeur de Papillon + la souplesse d'esprit de Panthère = Tonio, il devrait être sympathique. Peut-être qu'en l'appelant Ballaké ou Humphrey ...

Un album hilarant et superbement dessiné pour les enfants dès 3 ans.

Gaëtan Doremus, Tonio, Rouergue, 16€

A regarder également, de Gaëtan Dorémus, l'album sans texte "chagrin d'ours"

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28mar/120

« Les adultes ont finalement bien plus de mal avec la mort que les enfants, Sophie »

En répondant à une annonce pour du baby-sitting, Sophie rencontre Mouche, une grand-mère assez singulière qui voudrait que la jeune fille l'aide dans une tâche très importante. Mouche a un cancer et n'a plus que quelques mois à vivre. Elle voudrait tout organiser pour éviter que les tracas occasionnés par les réalités les plus triviales de sa mort, ne pèsent sur ses proches. Ce qu'elle aimerait plus que tout, c'est partir heureuse entourée des siens, ses fils et ses petits-enfants. Malheureusement ses fils et ses belles-filles refusent de confronter leurs enfants à la mort.

Sophie va tout mettre en œuvre pour réunir la famille et leur faire comprendre que c'est en profitant ensemble des dernières semaines de Mouche que ses proches pourront petit à petit apprivoiser la peine que cette perte va engendrer.

Dans un style simple mais soutenu, Eva Kavian nous livre la touchante relation entre une jeune fille timide et une vieille dame au caractère bien trempé.

Eva Kavian, "Premier Chagrin", Mijade, 6,00€

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27mar/120

« J’ai déjà été ici, dans mes cauchemars … »

Tout réussit à la pétillante Amy : drôle, joyeuse, toujours de bonne humeur, elle excelle en natation et adore danser, chanter et boire des smoothies à la fraise avec son amie Sophie. Sa vie bascule quand elle se fait renverser par un camion qui emporte la moitié de sa jambe et sa meilleure amie.

Jill Hucklesby signe le magnifique récit de la reconstruction d'une famille, déchirée par le drame lié à cet accident. Les hauts succèdent aux bas, les parents d'Amy se montrent forts et souriants mais derrière ce vernis lisse sont cachés la tristesse et le désarroi, vernis qui se craquelle au fil du récit pour laisser apparents la douleur d'Amy et des siens. Les personnages et leurs réactions sont vraies et justes, tout dans ce roman est finement décrit, sans cliché et avec pudeur. Malgré la tristesse à laquelle on pourrait s'attendre, ce roman est également et peut-être surtout l'histoire d'une jeune fille pleine d'espoir qui s'accroche furieusement à la vie.

Si vous avez 13 ans (et plus), n'hésitez plus, plongez.

Jill Hucklesby, "L'année où tout a changé", Bayard Jeunesse, 12,50 €

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27mar/120

Je suis un phénomène …

"[...] Je m'appelle Faye Noman. Faye, dans l'absolu, c'est assez joli, et ça se prononce fée. Mais Noman, c'est horrible : ça veut dire "personne". Et, surtout, quand je me présente, on entend : "phénomène" !"

Faye ne se trouve pas très gâtée par la vie : à 12 ans, elle mesure plus d'un mètre 80 et a la mère la plus bizarre de la terre, qui de plus n'a jamais dû prononcer le nom de sa fille à voix haute. Elle vit avec sa mère et son grand-père maternel au-dessus du magasin de perles familial. Sa meilleure (et seule) amie est Pénélope, la fille adoptive des deux voisines d'en face. L'identité de son père est tenue secrète et la jeune fille a donc constamment l'impression d'être une extraterrestre : étrange et déracinée.

Une après-midi pourtant, un homme étrange vient visiter la boutique ; il ne dit rien, l'observe en silence et s'en va. Il revient le lendemain puis le surlendemain et un jour, la jeune fille reçoit une invitation à participer à la grande réunion annuelle de la famille Noman. Elle nourrit le fol espoir de découvrir l'identité de son père et de se sentir enfin chez elle.

Elisabeth Atkinson nous offre un roman drôle et passionnant sur la vie folle d'une adolescente qui rêve de normalité. A dévorer à partir de 13 ans.

Elisabeth Atkinson, "Je suis un phénomène", Alice Jeunesse, 14,50 €

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