Un peu d’histoire…

Construit en 1907 pour abriter la poste centrale de Charleroi, l’Hôtel du Télégraphe comme on l’appelait alors, est un des repères architecturaux et historiques les plus importants de la ville.
Il conjugue à merveille l’esthétique éclectique de la fin du XIXème siècle et les préoccupations plus pragmatiques des réseaux de télécommunications modernes alors en pleine expansion. Sa tour devait dominer les bâtiments de la Ville Basse pour assurer une bonne transmission télégraphique. On y installa aussi la première centrale téléphonique de la région. Mais cet édifice séculaire témoigne aussi du raffinement architectural de l’époque marquée par le style néo-gothique. Beaucoup de détails se retrouvent par exemple dans la façade de l’hôtel de ville de Maldegem construit à la même époque.
Côté ouest, un joli frontispice, qui se mirait dans les eaux de la Sambre jusqu’à la création du boulevard Tirou, rappelle la façade la plus classique du château d’Azay-le-Rideau. Sur la Place Albert par contre l’architecte Delacroix s’est inspiré du style du XIVème siècle : poivrière, chemin de ronde, flèche, et bien sûr ce beffroi trop petit pour abriter un logement, mais suffisamment imposant pour être vu de loin. L’alternance des tours de fenêtre en granit bleu et de briques en calcaire (pierre de Gobertange) ajoute de l’élégance à l’ensemble en brisant la monotonie du matériau.
Il conjugue à merveille l’esthétique éclectique de la fin du XIXème siècle et les préoccupations plus pragmatiques des réseaux de télécommunications modernes alors en pleine expansion. Sa tour devait dominer les bâtiments de la Ville Basse pour assurer une bonne transmission télégraphique. On y installa aussi la première centrale téléphonique de la région. Mais cet édifice séculaire témoigne aussi du raffinement architectural de l’époque marquée par le style néo-gothique. Beaucoup de détails se retrouvent par exemple dans la façade de l’hôtel de ville de Maldegem construit à la même époque.
Côté ouest, un joli frontispice, qui se mirait dans les eaux de la Sambre jusqu’à la création du boulevard Tirou, rappelle la façade la plus classique du château d’Azay-le-Rideau. Sur la Place Albert par contre l’architecte Delacroix s’est inspiré du style du XIVème siècle : poivrière, chemin de ronde, flèche, et bien sûr ce beffroi trop petit pour abriter un logement, mais suffisamment imposant pour être vu de loin. L’alternance des tours de fenêtre en granit bleu et de briques en calcaire (pierre de Gobertange) ajoute de l’élégance à l’ensemble en brisant la monotonie du matériau.

Les usagers de la Poste n’étaient peut-être pas tous sensible à l’harmonie de l’édifice dont on notera pour la petite histoire, qu’il eut les honneurs d’un braquage par la Bande à Bonnot – dont l’un des membres originaire de la région connaissait bien les lieux – et que c’est de là aussi que partait le courrier d’un illustre savant carolorégien, l’abbé Georges Lemaître, à l’attention de Monsieur Albert Einstein de Princeton University.
Après la période postale le bâtiment fut affecté à divers usages au cours desquels il ne cessa de se dégrader : services de l’inspection médicale pour la fonction publique et l’enseignement, puis bureau des contributions directes, avant d’héberger diverses associations sans but lucratif. Chacun n’hésitant pas pour améliorer son confort à y apporter des transformations intérieures qui rendaient de plus en plus méconnaissable le génie de l’architecte Delacroix.
Dans l’ancienne Taverne du Barreau, boulevard Audent, la Librairie Molière, fondée en 1983, manquait d’espace. La demande culturelle d’une métropole comme Charleroi pouvait de moins en moins se contenter d’un stock de 30 000 références. Il fallait grandir et pour cela déménager. Les dirigeants de la librairie Molière se rendirent compte de l’intérêt que représentait l’ancien hôtel des Postes. Outre sa situation centrale, son architecture élégante qui rappelait celle des bibliothèques françaises de la fin du XIXème siècle, le bâtiment avait vocation de service et quel autre commerce qu’une librairie pouvait mieux pérenniser cette fonction ? D’emblée les pouvoirs politiques l’ont compris et les ministres Van Cauwenberghe et Maystadt ont donné le feu vert pour cette reconversion ; la vente par l’Etat belge fut conclue en avril 1995. Du timbre au livre l’Hôtel des Postes allait rester dans le giron des Lettres.
Après la période postale le bâtiment fut affecté à divers usages au cours desquels il ne cessa de se dégrader : services de l’inspection médicale pour la fonction publique et l’enseignement, puis bureau des contributions directes, avant d’héberger diverses associations sans but lucratif. Chacun n’hésitant pas pour améliorer son confort à y apporter des transformations intérieures qui rendaient de plus en plus méconnaissable le génie de l’architecte Delacroix.
Dans l’ancienne Taverne du Barreau, boulevard Audent, la Librairie Molière, fondée en 1983, manquait d’espace. La demande culturelle d’une métropole comme Charleroi pouvait de moins en moins se contenter d’un stock de 30 000 références. Il fallait grandir et pour cela déménager. Les dirigeants de la librairie Molière se rendirent compte de l’intérêt que représentait l’ancien hôtel des Postes. Outre sa situation centrale, son architecture élégante qui rappelait celle des bibliothèques françaises de la fin du XIXème siècle, le bâtiment avait vocation de service et quel autre commerce qu’une librairie pouvait mieux pérenniser cette fonction ? D’emblée les pouvoirs politiques l’ont compris et les ministres Van Cauwenberghe et Maystadt ont donné le feu vert pour cette reconversion ; la vente par l’Etat belge fut conclue en avril 1995. Du timbre au livre l’Hôtel des Postes allait rester dans le giron des Lettres.

Le bâtiment venait d’être classé au Patrimoine civil majeur de Wallonie et la Région wallonne intervint dans les frais de ravalement des façades et toitures. La réhabilitation fut effectuée selon des prescriptions très strictes. Elle fut cependant menée tambour battant, les acquéreurs étant pressés d’aménager pour rembourser leurs dettes. Jamais des travaux effectués sur un chantier public n’auraient connus conclusion si rapide.
Un superbe grenier fut aménagé sous la charpente de chêne pour accueillir des rencontres littéraires et des conférences. Le 6 novembre 1996, en présence des ministres Van Cauwenberghe et Maystadt, de M. l’ambassadeur de France, Jacques de Bernières, des principaux noms du monde de l’édition française et belge, de nombreuses personnalités carolorégiennes et de tous les amis de Molière, les nouveaux locaux étaient inaugurés avec, en bonus une exposition des plus belles œuvres du sculpteur carolorégien Alphonse Darville …
Ici s’arrêtent les travaux de la partie classée.

MOLIERE continue…
L’étape suivante fut l’acquisition du bâtiment voisin mis en vente suite aux fusions de banques et suppressions d’agences. En perçant des très larges baies d’un édifice à l’autre, la librairie s’ouvrit de nouveaux univers pour les livres d’art, de photographie, de travaux manuels, ainsi que pour les ouvrages pratiques de faune et flore, médecine et bien-être, cuisine et vins qui constituent à présent une part importante de son stock. Un nouvel étage, consacré aux sciences humaines, a aussi permis la création d’une petite cafeteria où le visiteur peut se restaurer.
Vu de l’extérieur le nouvel ensemble d’un matériau proche de la pierre calcaire équilibre la façade du côté de la Place Albert conférant à la tour une position centrale.
L’étape suivante fut l’acquisition du bâtiment voisin mis en vente suite aux fusions de banques et suppressions d’agences. En perçant des très larges baies d’un édifice à l’autre, la librairie s’ouvrit de nouveaux univers pour les livres d’art, de photographie, de travaux manuels, ainsi que pour les ouvrages pratiques de faune et flore, médecine et bien-être, cuisine et vins qui constituent à présent une part importante de son stock. Un nouvel étage, consacré aux sciences humaines, a aussi permis la création d’une petite cafeteria où le visiteur peut se restaurer.
Vu de l’extérieur le nouvel ensemble d’un matériau proche de la pierre calcaire équilibre la façade du côté de la Place Albert conférant à la tour une position centrale.





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